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La revue de presse mensuelle et gratuite sur la forêt et la nature

Ce jeudi 9 mars, Forêt Wallonne organisait son premier Afterwork d’une série de quatre. Ce nouveau concept vise à aborder un sujet particulier avec un spécialiste, dans une ambiance conviviale.
Ainsi, une trentaine de membres de l’administration forestière sont venus assister, pendant 1 heure, à deux exposés pratiques axés sur l’arrivée du loup en Wallonie.
Le premier était présenté par Anthony Kohler, passionné et spécialiste français du loup. Il a axé sa présentation sur les indices de présence du loup afin de permettre une meilleure interprétation des traces rencontrées.
Ensuite, Alain Licoppe, membre du DEMNA, a décrit la création d’un réseau de surveillance et de communication sur les grands prédateurs en Wallonie.  Il a à ce titre rappelé à quel point la communication était importante.
Les prochains Afterworks auront lieu les 6 juillet (arbres-objectif en bouleau, La Roche), 14 septembre (pisciculture d’Erezée) et 23 novembre 2017 (éolien en forêt, Neufchâteau).

© Pascal Xicluna/Min.Agri.Fr
Le Département de la santé des forêts, en France, vient de publier sa lettre qui reprend les faits marquants de l’année 2016. C’est encore une fois les conditions climatiques qui alimentent les inquiétudes des forestiers : alors que le printemps pluvieux a brisé la dynamique des scolytes alimentée par la sécheresse de l’été 2015, la sécheresse de l’été 2016 va de nouveau faire planer cette menace sur les mois à venir. Mais elle n’est pas la seule : la chalarose du frêne, l’encre du châtaignier et la pyrale du buis s’annoncent comme les antagonistes forestiers majeurs de ces prochaines années.
Ne faisons pas grise mine cependant : la connaissance progresse et cette lettre est aussi le reflet de ce processus. Ainsi, on en sait plus désormais sur les modes de reproduction du sténographe et sur les facteurs d’installation de la maladie des bandes rouges.
Caroulle F. (2016). La lettre du Département de la Santé des Forêts N°51 : le bilan sylvosanitaire 2016. Ministère français de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, 15 pages.

L’appauvrissement de la biodiversité est l’un des plus grands défis environnementaux auxquels soit confrontée l’Union européenne. Le réseau Natura 2000 a été créé pour y répondre en améliorant l’état des habitats et des espèces d’ici à 2020.
À l’échelle européenne, Natura 2000 regroupe plus de 27 000 sites et couvre plus de 18 % du territoire terrestre ainsi que quelque 6 % du territoire maritime. Les activités socio-économiques n’y sont pas interdites, mais les États membres doivent veiller à prévenir toute détérioration et prendre les mesures de conservation nécessaires pour maintenir ou remettre les espèces et habitats protégés dans un état de conservation favorable.
C’est cet objectif qui a récemment été évalué par la Cour des comptes européenne. Tout en reconnaissant que ce réseau joue un rôle important en la matière, les auditeurs ont relevé des insuffisances dans sa gestion ainsi qu’un manque d’informations fiables sur son coût et son financement. Les mécanismes de financement disponibles ne sont pas suffisamment adaptés aux besoins des sites protégés.
La coordination entre les autorités compétentes, avec les parties prenantes et avec les États membres voisins n’est pas assez développée et, trop souvent, l’adoption des mesures de conservation nécessaires est reportée ou ces mesures ne sont pas définies de façon appropriée.
Le rapport comporte une série de recommandations adressées à la Commission ainsi qu’aux États membres. Elles visent à les aider à appliquer pleinement les directives « Nature », à clarifier la situation concernant le financement du réseau Natura 2000 et la comptabilisation de son coût, et à mieux mesurer les résultats obtenus.
Communiqué de presse de la Cour des comptes européenne, 21 février 2017.

© Czanner/fotolia
Le bulletin technique 2016 de l’Administration de la nature et des forêts (GDL) pour la faune sauvage et la chasse se concentre plus particulièrement sur les prédateurs. Parmi les nombreux articles intéressants, relevons celui sur les interactions souvent méconnues entre les espèces de prédateurs, et un autre sur les relations entre renard, échinococcose et chasse.
Dans ce dernier, les auteurs rappellent qu’aucune étude scientifique n’a pu montrer que la chasse ait permis d’empêcher l’augmentation des populations de renards en Europe entre 1980 et 2000 ou l’expansion géographique et l’augmentation en fréquence du ténia du renard entre 1990 et 2013.
Schley L., Reding R., Cellina S (2016). Bulletin technique de l’Administration de la nature et des forêts en matière de gestion de la faune sauvage et de chasse, numéro 4. Ministère du développement durable et des infrastructures du Grand-Duché de Luxembourg, 76 pages.

© dendron/fotolia
Le chêne sessile, essence incontournable de nos forêts, serait-il menacé par les changements climatiques annoncés ? Une étude menée conjointement par l’ONF, l’Inra et des partenaires européens a permis de mettre en avant la résilience de cette essence face à des variations de températures et de précipitations.
Un réseau de plantations de chênes installé il y a 30 ans dans différents pays européens issu de 116 origines a montré que cette essence est très peu sensible aux variations climatiques mais qu’elle ne supporte pas le manque d’eau.
Il est également avéré que l’origine des plants conduit à des réponses différentes face à ces modifications : les individus provenant de pays chauds ont une croissance inférieure à ceux provenant de pays froids, le climat d’origine contribue donc à la différenciation génétique perçue.
De plus, les zones de survie futures du chêne sessile ont été déterminées en tenant compte des changements climatiques à venir. Seules les populations proches de la limite Nord de son aire de distribution conserveraient une croissance élevée, les zones au sud verraient la croissance du chêne, voire leur survie, affectées.
Communiqué de presse INRA, 7 février 2017.

© Antrey/fotolia
Parmi les 12 000 espèces de fourmis recensées à travers le monde, diverses stratégies de survie existent permettant notamment à celles-ci de se déplacer et de retrouver leur chemin.
Une étude menée en Espagne sur des fourmis locales a conduit à la découverte de la complexité de leur système de déplacement. En effet, elles sont capables d’utiliser différentes façons pour se mouvoir (vers l’avant, à reculons ou sur le côté), ce qui implique des capacités de traitements de l’information impressionnantes pour un si petit cerveau, non imaginées jusqu’il y a peu.
« Les fourmis sont capables de se déplacer dans une certaine direction tout en étant tournées vers une direction différente. Cette dissociation implique que leur représentation des directions n’est pas centrée sur leur propre corps mais sur le monde extérieur : un système particulièrement flexible puisqu’il permet aux fourmis de tenir compte d’une grande variété d’informations, dont celles provenant de souvenirs visuels égocentrés (en faisant face au chemin), quelque soit l’orientation de leur corps. »
Luk F.L. (2017). L’extraordinaire sens de l’orientation des fourmis. CNRS Le Journal.

© chakawut/fotolia
Le réseau d’approvisionnement forestier est complexe et trouver les flux d’équilibre au travers de l’ensemble de la chaîne est un problème majeur pour l’organisation industrielle. Cette chaîne fait appel à de nombreux acteurs.
En France, des chercheurs ont modélisé le réseau industriel forestier. Le modèle est basé sur une demande aléatoire avec possibilité de réaliser des contrats d’approvisionnement. Le réseau économique est composé de trois types d’acteurs, de l’amont à l’aval de la filière. Ils ont étudié les flux de l’équilibre du réseau et identifié les prix avec lesquels cet équilibre peut être atteint. Il semblerait que la ressource forestière soit surévaluée, les produits manufacturés en revanche seraient sous évalués.
Dragicevic A. Z., Barkaoui A. [2016]. Forest-based industrial network: Case of the French timber market. Forest Policy and Economics 75.

© Damien M. de Vienne
L’arbre de l’évolution est aujourd’hui l’unique représentation des relations entre toutes les espèces qui peuplent la Terre. De gros efforts sont mis en œuvre pour assembler un si grand arbre. Et même si la chute vertigineuse des coûts de séquençage ADN ou encore l’amélioration des connaissances et des méthodes de reconstitution de l’évolution des organismes vivants permettent maintenant d’aller plus vite et plus loin, aucun outil ne permet encore d’explorer l’arbre de l’évolution dans son entièreté de manière satisfaisante.
En combinant des méthodes utilisées dans la cartographie moderne, comme dans Open Street Map, avec une nouvelle façon de représenter des structures en arbre, l’auteur a créé « Lifemap », un outil permettant l’exploration d’une représentation complète de l’arbre de l’évolution (entre 800 000 et 2 millions d’espèces, en fonction des données sources) dans une interface interactive.
Une version serveur permet également aux utilisateurs de visualiser leur propre arbre. Cet outil sera utile aux chercheurs en écologie et en biologie évolutive, dans leur travail de tous les jours, mais pourra également permettre une diffusion et une vulgarisation à plus grande échelle de ces connaissances sur ces relations évolutionnaires qui relient chaque organisme vivant.
D. M. de Vienne (2016). Lifemap: Exploring the Entire Tree of Life. PLOS Biology.

© Alexander Potapov/fotolia
Dans le cadre du changement climatique et de l’augmentation des périodes de sécheresse qui en découle, le douglas est considéré comme une espèce prometteuse pour maintenir la productivité des forêts de basse altitude d’Europe centrale.
Une équipe de chercheurs suisses a étudié la capacité de l’espèce à se répandre naturellement en dehors des plantations actuelles vers des zones tempérées plus sèches. Plusieurs mesures ont été relevées dans des pépinières, sur des plants cultivés, respectivement sous les précipitations actuelles et sous sécheresse prolongée. La capacité concurrentielle de l’espèce en comparaison avec le pin sylvestre (le conifère indigène le plus résistant à la sécheresse en Europe centrale) a été évaluée pendant trois saisons de croissance.
Il s’avère que les jeunes pousses de pin étendent rapidement leurs racines vers des couches de sol plus profondes, tandis que le douglas concentre son système racinaire dans la couche arable, en risquant la dessiccation pendant de longues périodes sèches, comme le montre une plus faible survie après une sécheresse estivale simulée.
Moser B., Bachofen C., Müller J., Metslaid M., Wohlgemuth T. (2016). Root architecture might account?for contrasting establishment success of Pseudotsuga menziesii var. menziesii and Pinus sylvestris in Central Europe?under dry conditions. Annals of Forest Science, published online, doi : 10.1007/s13595-016-0574-1.

© CAPFP
Ces dernières années la structure de la propriété forestière privée est au centre de l’attention. En effet, de nombreux propriétaires n’ont aucun objectif identifié vis-à-vis de leur forêt. De plus, la fragmentation des propriétés ne cesse de s’accentuer. Il en résulte un morcèlement de la propriété forestière peu enclin à favoriser une gestion de ces petites propriétés. La forêt privée est ainsi accusée d’être à l’origine de la crise de la filière bois notamment en termes de taux d’exploitation e.
Chaque pays concerné par cette crise tente par des choix politiques divers d’encourager les initiatives qui permettraient de redynamiser la petite forêt privée et de redéfinir la propriété forestière et son rôle dans le contexte actuel.
Cet article donne l’exemple de la Finlande qui, à travers le concept de la propriété forestière commune, promeut les démarches d’investissements groupés en vue de faciliter l’utilisation effective des ressources forestières. L’étude examine comment les propriétaires forestiers légitiment leur participation dans ces propriétés forestières conjointes grâce à vingt interviews de propriétaires et donne des informations qualitatives sur la question.
Les auteurs concluent que les propriétaires forestiers ne sont pas seulement menés par des intérêts rationnels, mais que la moralité et la nature émotionnelle de la propriété devraient être mieux prises en compte au niveau politique et dans la conception structurelle lors des discussions sur la promotion de nouvelles formes de propriété forestière.
M. Lähdesmäki, A. Matilainen, M. Siltaoja (2016). Legitimating institutional choices in the forest ownership: building acceptability for jointly owned forests. European Journal of Forest Research, doi: 10.1007/s10342-016-0993-4

« Ma décision est prise. Filmer le loup sauvage sans aide, sans artifice, avec pour seuls alliés, ma passion, ma détermination, ma connaissance de ce territoire et beaucoup de temps devant moi. Je me donne trois ans pour réaliser ce rêve. Alors évidemment, je vais confier au spectateur cette excitation qui est la mienne. Mais aussi les doutes et cette sorte de grand vide qui donne le vertige. Mes sentiments sont mélangés entre exaltation et trouille. Mais la passion est plus forte et quelque part, je n’ai pas le choix tant le défi est excitant. »
Forêt Wallonne et Natagora vous invitent à 2 projections exclusives de ce film :
La projection sera suivie d’un débat avec Anthony Kohler (FERUS) et Marc Bussers (Forêt.Nature)
Prix 5,30 € (au lieu de 6,50 € sur place)
Réservation par e-mail : reservation@foretwallonne.be (en précisant Liège ou Namur)

Le succès des essences forestières, dans l’ameublement, la construction ou la décoration est souvent affaire de mode. Si certaines essences en profitent et surfent sur cet effet, d’autres en revanche peinent à sortir la tête de l’eau. C’est notamment le cas du hêtre lorsque son cœur est rouge.
Le cœur rouge du hêtre, « Kernbuche » en allemand, se forme généralement chez de vieux arbres. L’eau présente dans le cœur de l’arbre est remplacée par de l’oxygène. Les vaisseaux conducteurs de sève se bouchent et limitent le caractère imprégnable du hêtre. Si cette modification n’altère pas les propriétés technologiques du bois, elle en change la couleur qui comme son nom l’indique se teinte de rouge, rarement uniforme. Sa moindre imprégnabilité en revanche est plus contraignante car elle implique que de nombreux traitements permettant de rendre le bois plus stable et utilisable dans la construction par exemple soient inopérents.
Depuis les années ‘90, la filière bois allemande essaie de promouvoir cette particularité et de nombreux transformateurs du bois produisent des meubles en cœur rouge de hêtre.
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