Outils pour des forêts vivantes

Search
Generic filters
Formation
Revue Forêt.Nature
Forêt.Mail
Bibliotheque

Sommaire

Numéro 163

Forêt.Nature, la revue technique consacrée à la gestion résiliente des espaces forestiers et naturels

4 numéros par an, 80 pages au format A4, couleur.

Des contenus adaptés aux préoccupations larges des gestionnaires forestiers et des espaces naturels

Sommaire

Numéro 163

Stéphane Vanwijnsberghe

Différents témoignages de mémoire ont été posés en forêt de Soignes pour commémorer un moment notable de l’histoire du pays, ou pour commémorer le souvenir d’une personnalité qui, par son action, a marqué le monde forestier belge ou la forêt de Soignes. Dans cet éventail de mémoire, les arbres, le plus souvent des chênes, occupent une place privilégiée. À ce jour, deux chênes et un hêtre ont été dédiés à une personnalité du monde forestier belge et quatre chênes ont été dédiés à une personnalité issue de l’Administration et de la Ligue des Amis de la Forêt de Soignes. Ces arbres sont désignés par une plaque où figure le nom de la personnalité à qui l’arbre est dédié. Par le passé, la plaque était apposée sur le tronc à plus ou moins 4 mètres de hauteur à l’aide d’un fils d’acier inoxydable suffisamment lâche pour accompagner la croissance de l’arbre. Dans le cadre du Schéma de structure de la forêt de Soignes, la signalétique a été revue dans le but de développer une identité commune et unique de la forêt, indépendamment de la région sur laquelle elle se trouve. Les nouvelles plaques (plaques de 25 cm sur 25 cm) sont fixées sur un piquet en chêne indigène non traité placé en bordure de chemin. Elles sont placées à hauteur de hanche pour en limiter l’impact paysager et laisser au promeneur sa libre appréciation de l’arbre. Les arbres de mémoire bénéficient de mesures de protection particulières pour garantir leur maintien à long terme. Leur mise en valeur paysagère passe principalement par un travail dans le sous-bois (dégagement) pour permettre une bonne visibilité de l’arbre.

Violette Van Keymeulen, Hugues Claessens, Gauthier Ligot

Les forêts wallonnes rendent de nombreux services récréatifs, touristiques et esthétiques dont la valeur est aussi importante qu’insoupçonnée. Or, les sylviculteurs – à travers leurs modes de gestion et la manière dont ils façonnent les caractéristiques de la forêt – peuvent renforcer ces services et tenter de répondre au mieux aux attentes des utilisateurs. Pour y arriver, il convient de pouvoir définir quelles sont les caractéristiques et les modes de sylviculture qui renforcent ou au contraire affaiblissent ces services ou, en d’autres termes, définir les préférences des utilisateurs. À travers une synthèse de la littérature scientifique, nous tentons de synthétiser l’état actuel des connaissances et d’identifier les caractéristiques des peuplements forestiers qui sont généralement préférées par les utilisateurs des forêts. En particulier, les peuplements les plus souvent associés à une haute valeur récréative, scénique et touristique dans nos régions correspondent à ceux ayant une plus grande variabilité spatiale, biologique et structurelle. Ils regroupent notamment les caractéristiques suivantes : la présence de grands et vieux arbres, le mélange d’espèces arborées, l’irrégularité structurelle impliquant une variété d’âge et de taille des individus et la présence de bois mort. Ces peuplements présentent également une continuité temporelle de leur couvert forestier et une densité végétale permettant une visibilité suffisante qui favorisent leur attractivité. A l’échelle du massif, la présence de milieux ouverts semble très importante. Concernant les modes de gestion, les forêts gérées sont souvent préférées aux forêts non gérées et parmi les modes de gestion, ce sont les sylvicultures « proches de la nature », « multi-objectifs » ou encore « à faible impact » qui semblent préférées.

Sébastien Lezaca-Rojas, Johanna Breyne, Coline Drapier, Forêt & Naturalité coll.

Le « rewilding » (ou réensauvagement), en tant que mouvement et proposition concrète pour la conservation de la nature, regroupe un ensemble d’axes de réflexion sur la manière d’envisager notre rapport à la nature et d’actions pour l’appliquer à la gestion du territoire. Pour répondre aux enjeux tels que la protection de la biodiversité ou la résilience des forêts face aux crises (comme celle du scolyte), le rewilding offre des réponses concrètes et innovantes, de mieux en mieux documentées par les retours d’expérience et les recherches scientifiques. Promu par de nombreuses associations, scientifiques, philosophes et institutions, des projets concrets fleurissent à présent partout en Europe. La Wallonie n’échappe pas à la tendance, mais il reste de nombreuses opportunités à explorer sur lesquelles cet article formule quelques pistes.

Georg Josef Wilhelm

Obtenir dans la hêtraie un petit nombre de chênes mais à très grands houppiers et de haute qualité n’est ni exigeant ni coûteux. À la fin de leur phase de qualification, il suffit de disposer d’à peine 50 chênes « supervitaux » par hectare de bonne qualité : les « options ». Les hêtres de croissance moyenne sont pour les chênes-option d’excellents qualificateurs et même les hêtres supervitaux ne constituent qu’un moindre problème. Dans le développement de la jeune forêt, les impacts des essences pionnières sur l’avenir des chênes sont bien plus forts, et augmentent avec le temps. En tout, une intervention par cassage et une autre par annélation suffisent souvent dans la phase de qualification. Désigner à temps les chênes-objectif au sein des options est l’action déterminante. Par la suite, ces arbres-objectif seront systématiquement promus de manière à maintenir les charpentières à la base des houppiers. En visant une bille propre d’environ 25 % de la hauteur finale de l’arbre, les chênes arriveront au début de leur phase de dimensionnement vers 25 ans. Certains « chênes d’exception » sont déjà qualifiés avant 20 ans : les avant-postes de la résistance à l’oïdium néobiotique qui a bouleversé l’écologie de reproduction de nos chênes ?

Caroline Petitjean, Marco Bastianelli, Joseph Levillain, Nathalie Bréda, Philippe Durand, Noé Dumas, François Lebourgeois, Catherine Collet

Les sols à nappe temporaire sont courants en forêt et la gestion des peuplements les prend généralement en compte. Mais face aux risques de contraintes de plus en plus importants liés aux changements climatiques, il importe de mieux les connaître pour mieux adapter la gestion. L’article propose quelques rappels et détaille les particularités des sols forestiers à nappe perchée temporaire : conditions de formation d’une nappe perchée, formation des traces d’hydromorphie, sensibilité au tassement et principales contraintes pour les essences forestières. Il aborde ensuite les principaux enjeux auxquels la recherche devra répondre pour l’avenir.

Forêt.Nature

Lancé par la Ministre Céline Tellier, en charge de l’Environnement et de la Forêt, le projet « Forêt résiliente II » a pour objectif d’encourager les propriétaires forestiers publics et privés à réfléchir différemment leur gestion pour régénérer leurs forêts et les orienter vers une forêt plus résiliente face à l’urgence climatique.

Thomas Meunier, pour les parcs naturels de Wallonie

La Fédération des Parcs naturels de Wallonie a demandé à Thomas Meunier de réaliser une trentaine de photos par Parc naturel montrant leur identité, leurs paysages, leurs particularités naturelles ou géologiques. Thomas, photographe animalier autodidacte et grand passionné de nature, connaît déjà bien les Parcs naturels, il a pu en capter les instants, les lumières, les ambiances… Le résultat, ce sont plus de 100 magnifiques photos par Parc, très variées, certaines présentant des points de vue bien connus pris sous un autre angle, avec des lumières du petit matin ou de la fin de journée. Ces photos montrent la beauté des Parcs naturels, des territoires proches de nous, elles illustrent parfaitement l’idée qu’il ne faut pas aller loin pour contempler, vivre l’aventure, rêver…