Dans un bilan publié le 15 septembre 2026, l’Observatoire wallon de la santé des forêts (OWSF, SPW ARNE) décrit un été marqué par trois vagues de chaleur. Selon le réseau PAMESEB du CRA-W, juillet 2026 égale 2022 comme mois le plus sec des 26 dernières années. Enfin, les orages du 19 août ont surtout ruisselé, sans recharger les sols.
L’UCLouvain (Earth and Life Institute) suit en temps réel quatre placettes de douglas en Ardenne : humidité du sol, accroissement, teneur en eau du bois et flux de sève. Les sols sont extrêmement secs sur 30 cm, et trois placettes ont atteint le point de flétrissement, ce qui accroît le risque d’embolie. Le feuillage jaunit et tombe précocement depuis fin juillet. Les peuplements affaiblis deviennent plus sensibles aux pathogènes et aux ravageurs. Après les 3 300 ha brûlés dans les Hautes Fagnes, l’OWSF prépare un suivi sanitaire post-incendie.
L’OWSF et l’ULiège (Laboratoire de Climatologie et de Topoclimatologie) complètent le SPEI-3 (Standardized Precipitation-Evapotranspiration Index), indicateur de référence, avec le SREW, qui intègre la capacité de rétention en eau des sols. Celui-ci montre que la Fagne-Famenne-Calestienne était en stress physiologique dès fin avril. Au 30 juin, toutes les zones bioclimatiques l’étaient, et elles le restaient fin août.
L’OWSF déconseille les exploitations précipitées. Elle recommande de maintenir un couvert continu, de limiter les prélèvements, de conserver un sous-étage protecteur, de protéger les sols grâce aux cloisonnements, d’adapter les essences à la station et d’intégrer la résilience climatique dans chaque décision sylvicole.