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Numéro 160

Forêt.Nature, la revue technique consacrée à la gestion résiliente des espaces forestiers et naturels

4 numéros par an, 80 pages au format A4, couleur.

Des contenus adaptés aux préoccupations larges des gestionnaires forestiers et des espaces naturels

Sommaire

Numéro 160

Violaine Fichefet, Thibault Herrin, Alain Licoppe, Vinciane Schockert

Stéphane Vanwijnsberghe, Ben Van der Wijden, Olivier Schoonbroodt

Pendant des millénaires, l’homme a parcouru les forêts sans impact majeur sur les écosystèmes. Ces dernières décennies ont eu, sur certains massifs, des conséquences désastreuses liées, entre autres, au développement des infrastructures de transport (routes et voies ferroviaires). En forêt de Soignes, le développement des infrastructures de transport a marqué profondément la forêt. La multiplication des voies de transport et leur élargissement, couplée à l’intensification du trafic et à l’augmentation de la vitesse, a entraîné la fragmentation de la forêt. Cette fragmentation du milieu entrave la circulation du public au sein du massif, et met en péril la survie même de certaines populations animales. L’adoption des mesures d’atténuation au développement des infrastructures de transport est devenue une nécessité pour permettre le passage des promeneurs ainsi que les échanges faunistiques : aménagement d’(éco)pertuis, d’(éco)tunnels, d’(éco)ponts, de murs de bois mort… selon les situations. Cet axe de travail a été défini, dans le cadre du Schéma de structure de la forêt de Soignes, comme prioritaire par ses gestionnaires. L’article aborde cette problématique à travers l’exemple de la ligne ferroviaire 161 Bruxelles-Namur. On y retrace son évolution ainsi que son impact sur la forêt depuis son aménagement dans les années 1850 jusqu’aux travaux d’élargissement en cours (aménagement d’un réseau express régional (RER) pour relier Bruxelles et sa périphérie). Ce chantier accentue la fragmentation déjà bien marquée de la forêt. Pour maintenir les échanges faunistiques entre les « blocs » de la forêt, des mesures d’atténuation ont été négociées et obtenues (écopont…) dans le cadre de la procédure de délivrance du permis d’urbanisme du chantier. La reconnexion des « blocs » de la forêt de Soignes est une étape importante pour préserver la riche biodiversité encore présente. Cette mesure doit être complétée par la préservation – voire la restauration – des connexions écologiques avec les massifs forestiers voisins (forêt de Meerdael et bois de Halle). Il appartient également aux gestionnaires de veiller à ce que les projets récréatifs et touristiques en développement ne mettent pas en péril ces initiatives de protection et de renforcement de la nature.

Eugène Bays, Emmanuel Defays, François Deneufbourg, François Sougnez

Depuis le second semestre de 2020, les prix des matières premières sont en nette augmentation. Et le bois n’échappe pas à la règle. D’une part, de nombreuses personnes confinées qui ont conservé leur salaire ont rapidement éprouvé le besoin d’améliorer leur cadre de vie, de déménager dans des zones plus rurales ou d’investir dans le tourisme local en développant des logements locatifs et infrastructures de loisirs. D’autre part, les entreprises se sont retrouvées confrontées à des fermetures imposées par l’évolution des mesures sanitaires à respecter et par les absences du personnel pour quarantaine ou maladie. Entre cette demande inédite et une offre qui peine à se réorganiser, les prix des bois résineux flambent et les professionnels se demandent comment faire face aux carnets de commande qui s’allongent de manière spectaculaire. Les experts du secteur tablent sur une stabilisation des prix, mais à un niveau plus élevé que les prix historiquement affichés. Reste à savoir quand…

Laurence Nivelle

Le projet LIFE Vallées ardennaises vise la restauration du lit mineur (habitats et espèces aquatiques), du lit majeur (forêts alluviales) et des versants boisés (forêts de pente et milieux ouverts) des vallées encaissées ardennaises, plus précisément au sein des bassins de l’Ourthe, de l’Amblève, de la Vesdre et de l’Our. Le projet espère ainsi, en travaillant en tête des bassins versants, améliorer la qualité des cours d’eau ardennais et rétablir un continuum écologique en faveur de ces habitats et espèces d’intérêt communautaire. L’ambition est grande : atteindre la restauration complète de 150 hectares d’habitats d’intérêt communautaire et améliorer l’état de conservation de 300 hectares d’habitats d’intérêt communautaire relictuels. Pour cela, plusieurs bénéficiaires se sont associés : le SPW ARNE, le Domaine de Béinzenne, le Parc naturel des Sources, le Parc naturel Hautes Fagnes-Eifel, le Parc naturel des Deux Ourthes ainsi que deux services techniques provinciaux (Provinces de Liège et de Luxembourg). Il s’agit par ailleurs du premier projet LIFE wallon qui aborde la restauration écologique globale des vallées.

Céline Prévot

fichierecologique.be a pour objectif de déterminer les essences forestières adaptées à une station. Deux outils de terrain complémentaires permettent de réaliser un diagnostic stationnel, c’est-à-dire d’estimer les ressources nutritives et hydriques disponibles. L’un se base sur un relevé pédologique, l’autre sur un relevé floristique. C’est ce deuxième outil de terrain qui a été présenté lors de 29 journées de formation données en 2020 et 2021. Dans cet article, nous proposons une visite virtuelle de quelques stations types rencontrées lors des formation.

Marc Dufrêne

Suite à l’appel à la création de deux parcs nationaux en Wallonie lancé début juillet 2021, on observe une certaine émulation autour de ce concept. L’appellation « parc national » a une longue histoire qui début la fin du 19e siècle avec la création des premiers grands parcs nationaux américains. Depuis, le concept a évolué et il existe de nombreux « parcs nationaux » allant de territoires sauvages totalement protégés à des sites largement modifiés par l’homme. L’Union Internationale pour la Conservation de la Nature a proposé une typologie standardisée des zones protégées où la catégorie « Parc national » correspond à des territoires caractérisés par une très forte naturalité et des contraintes fortes. Il n’y a aucune limite de taille mais plus de 75 % de la surface doit correspondre à la définition attendue. Vu ces contraintes, il n’y a que très peu de territoires wallons pouvant atteindre ces niveaux d’exigence, même avec d’importants travaux de restauration. L’appel wallon reste toutefois aussi très ambitieux. Il serait donc très utile d’investir aussi dans des projets plus locaux de conservation, de restauration et de mise en valeur de la nature et des services de la biodiversité au bénéfice de tous.

Étienne Branquart

Plusieurs mammifères non indigènes sont de plus en plus souvent rencontrés dans la nature. Cet article en présente quatre d’entre eux : le muntjac de Chine, le cerf sika, le chien viverrin et le raton laveur. Leur tir est encouragé en action de chasse.