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La fouine, votre meilleure voisine!

Si la fouine a mauvaise réputation auprès des éleveurs de poules, on oublie souvent qu’une bonne partie de son alimentation est composée de rats, souris, campagnols et autres rongeurs, ce qui permet de réguler leurs populations.

Animal territorial, tout territoire laissé libre est rapidement réoccupé par un nouvel individu. La destruction d’une fouine n’a donc en général qu’un impact très temporaire et on a tout intérêt à apprendre à vivre avec elle. Si la fouine trouve parfois refuge dans une habitation, les dégâts restent relativement limités et les désagréments (bruits, odeurs) ont lieu principalement à la période d’accouplement, en juillet-août et lors de la période d’élevage des jeunes au début de l’été. Au vu de son mode de vie solitaire, aucun risque de voir une colonie s’installer.

Si vraiment la cohabitation pose problème, le mieux est de déranger l’animal pour lui donner envie de déménager, en créant par exemple des perturbations (éclairage, odeurs fortes, bruits, passages réguliers…) de manière répétée mais variée pour éviter que la fouine ne s’y habitue. Évitez aussi de laisser traîner des aliments ou déchets alimentaires. Si vous avez repéré par où la fouine accède à votre habitat, vous pouvez en obturer l’accès, mais en vous assurant que l’animal est sorti, donc après le crépuscule et à la fin de l’été ou à l’automne, quand les jeunes ont abandonné leur gîte. Les poulaillers sont à protéger avec un grillage à maille inférieure à 5 cm, légèrement enterré dans le sol et dont la partie supérieure est courbée vers l’extérieur pour l’empêcher de grimper. Comme ce sont surtout les œufs qui l’attirent, récoltez-les quotidiennement. Enfin, une bonne solution pourrait être d’accueillir « votre » fouine dans un gîte spécifique construit à l’extérieur de votre habitation.

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