Précurseur dans l’usage de cette technologie dès 1997, l’ONF réalise de premiers tests d’images prises au départ de mini-hélicoptères télécommandés embarquant caméra et GPS. En 2012, un premier LIDAR léger équipe un drône et permet de produire les premières images de forêts en 3D. Entre 2015 et 2017, un appel à projet interne permet l’aboutissement de 4 projets utilisant des drones : l’inventaire forestier, la caractérisation des milieux dunaires, le suivi d’une liane envahissante à Mayotte et la détection de dépérissements. De 2018 à 2024, ce sont toutes les directions territoriales (DT) qui s’équipent de drones pour des missions de mise à jour réactive d’orthophotographie, de surveillance incendie, d’évaluation des risques en montagne ou encore des opérations de police. La DT Grand Est utilise le drone pour des diagnostics avant/après travaux et même de la plantation assistée par drone. En 2025, on compte une centaine de télépilotes à l’ONF qui se consacrent principalement aux diagnostics qualitatifs avec le mode « œil déporté » et quantitatifs avec des drones spécifiques utilisables « hors vue » c’est-à-dire au-delà du champ visuel du télépilote.
Munis de capteurs trois bandes, les drones fournissent des images haute résolution permettant d’actualiser rapidement les orthoimages suite à un événement. En lien avec les données LIDAR, ces images peuvent fournir des Modèles Numériques de Hauteur (MNH) permettant notamment de détecter la couronne des arbres ou des trouées. En cas de tempête, les images obtenues par drônes permettent d’estimer les volumes à récolter et d’optimiser la logique de récolte des bois. La santé des forêts peut également être vérifiée au moyen de capteurs à infra-rouge. La marge de progression est encore importante tant les utilisations envisageables sont nombreuses.