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Des lézards américains immunisés contre Lyme

Le lézard des palissades, Sceloporus occidentales.
Alors que les tiques adultes ont la capacité de se hisser sur les feuilles, les stades juvéniles restent généralement au niveau de la litière. Ce qui explique qu’aux États-Unis, les études montrent que 90 % des proies des stades juvéniles de tiques sont des reptiles, bien au-delà des petits mammifères ou des oiseaux.
En Californie, un lézard assez commun, le Lézard des palissades (Sceloporus occidentalis), encore appelé « blue-belly lizard », montre une propriété intéressante : son sang comporte une protéine capable de lutter contre la bactérie responsable de la maladie de Lyme (Borrelia burgdorferi). Et il semble que ce ne soit pas la seule espèce de lézard à posséder cette propriété.
Ce qui est intéressant c’est que cette protéine est ingérée par les jeunes tiques en même temps que le sang du lézard qu’elles parasitent, ce qui leur permet de lutter elles aussi contre la bactérie et de ne pas la transmettre à l’hôte suivant une fois adulte. Les lézards locaux « nettoient » ainsi les jeunes tiques infectées, ce qui explique sans doute le faible taux d’infection des tiques adultes dans cette partie des États-Unis.
Pour Rappel, en Belgique, l’Institut scientifique de santé publique enregistre, grâce à la participation des citoyens, l’occurrence des morsures de tiques sur un site dédié.
Lindsey J. (2017). Watch out for ticks! Here’s how to avoid getting bitten. The Tribune, 13 mai 2017.

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