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Des bisons et des chevaux sauvages en Belgique dès 2027

La Belgique se prépare à accueillir le bison d’Europe à partir de 2027, dans le Parc national de Bosland (Limbourg), dans le cadre d’un projet de restauration écologique des pâturages naturels. Cette initiative, conduite en partenariat avec le WWF-Belgique, prévoit également l’introduction de chevaux sauvages. L’objectif est de relancer les dynamiques naturelles, en laissant les grands herbivores, le vent, l’eau et la végétation modeler les paysages, réduisant ainsi la nécessité d’interventions humaines telles que le fauchage ou l’abattage.

Les bisons et les chevaux joueront un rôle clé dans la structuration des habitats : ils dispersent les graines via leurs excréments et leur pelage, favorisent l’ouverture des broussailles et stimulent la diversité floristique et faunistique. Le projet constitue également un maillon important pour la conservation du bison d’Europe, une espèce qui a frôlé l’extinction après la chasse intensive et la destruction de son habitat. Le dernier bison sauvage a été abattu dans le Caucase en 1927, mais grâce aux programmes de reproduction et de réintroduction menés depuis les années 1950, la population européenne compte désormais près de 6 800 individus, et son statut UICN a été amélioré à « quasi menacée ».

Le WWF-Belgique apporte son expertise internationale acquise aux Pays-Bas, au Danemark, en Roumanie et en Allemagne, notamment via le suivi GPS des animaux pour évaluer leurs déplacements, leur impact écologique et la coexistence avec les activités humaines. Le WWF souligne que le projet ne se limite pas à la réintroduction des animaux, mais rétablit un maillon manquant dans l’écosystème et peut devenir un modèle pour d’autres territoires belges.

Ce projet s’inscrit dans un mouvement européen plus large de conservation et de réintroduction des grands herbivores (rewilding), avec des succès notables, comme en Roumanie, où la population de bisons relâchés dans les Carpates est passée de quelques dizaines à plus de 300 individus en 10 ans, démontrant l’efficacité de la réintroduction combinée à la gestion écologique.

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