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Gestion forestière et résilience aux incendies : ce que dit la science

La forêt européenne a connu de nombreux incendies cet été 2026. Une synthèse de la littérature scientifique disponible met en lumière les facteurs écologiques qui augmentent la résilience des forêts face aux feux.

Premier facteur : la structure. Un peuplement à couvert continu et présentant de multiples étages de végétation présente un microclimat humide. Une étude réalisée à l’échelle mondiale mesure l’effet de tampon thermique exercé par les canopées forestières fermées sur les températures sous couvert : les forêts refroidissent considérablement le sous-bois pendant les fortes chaleurs, et réchauffent le sous-bois pendant les périodes froides. Cet effet de tampon thermique augmente lorsque les températures extérieures deviennent extrêmes. Une étude belge récente fait un constat similaire pour les forêts et précise que des coupes d’arbres réduisant de plus de 50 % le couvert forestier annule l’effet de tampon thermique.

L’étude relève également une idée reçue, qui attribue au bois mort une responsabilité dans la propagation des incendies. La littérature scientifique démontre le contraire. D’ailleurs, deux des sept indicateurs européens qui quantifient la bonne santé et la résilience des forêts concernent le bois mort.

Les recommandations qui ressortent de cette analyse, pour augmenter la robustesse des peuplements forestiers vis-à-vis des incendies sont :

  • Favoriser une structure à plusieurs étages
  • Proscrire les coupes rases
  • Augmenter le nombre d’arbres plus âgés, le nombre d’espèces d’arbres, la diversité génétique intraspécifique ainsi que la quantité de bois morts de gros diamètres en forêt
  • Éviter le tassement des sols
  • Restaurer les réseaux de zones humides
  • Diminuer le morcellement des forêts

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